Miracle a Chavouot
Lundi, 21 Mai 2012 00:00
J. était en pleine téchouva. Les événements s’enchaînaient, de l’allumage des bougies de Hanouka ce qu’elle n’avait pas fait depuis l’enfance à un déménagement dans le plus profond du 19ème arrondissement de Paris, plongée enfin dans un entourage juif. La question était claire à présent. Sur sa route se situait l’écueil des jours de fête, du chabat, jours où elle travaillait sans relâche. Chavouot arrivait à présent et comment faire pour obtenir deux jours de congé ?
Alors qu’elle était au téléphone avec son amie de toujours qui l’avait ramenée à la téchouva, elle parla de son problème.
« Demande une bénédiction au Rabbi, lui dit celle-ci.
« Comment ?
« C’est simple, appelle le Beth Loubavitch et demande qu’on envoie un fax pour toi. Il suffit de donner ton prénom et le prénom de ta mère.
La discussion continua puis elles raccrochèrent. Avant de perdre le courage d’appeler, J. composa le numéro du Beth Loubavitch. Très gentiment quelqu’un lui demanda la raison de son appel (il n’y avait pas internet à l’époque, on doit le préciser).
« Je voudrais demander une bénédiction, dit-elle timidement
« Oui, à quel sujet ?
« Heu… général, répondit-elle, ne sachant plus quoi dire.
« Très bien, donnez-moi le prénom de votre mère et le vôtre, et nous envoyons un fax.
La jeune femme les donna puis reposa le téléphone sur son socle, se sentant un peu bête de ne pas avoir su expliquer la situation. Bon, on verra bien, se dit-elle.
Elle demanda ses jours de congé pour Chavouot et à a sa grande surprise les obtint sans problème. Elle se mit à préparer la fête qui approchait, sans rien oublier. Et elle oublia. Un gros détail, un immense détail, la bougie de Yom Tov ! Elle ne disposait que de bougies de chabat, de petites bougies qui duraient trois ou quatre heures au maximum. Elle ne pensa même pas à ses voisins, alors que l’immeuble regorgeait, grâce à D. de familles juives. Bon, se dit-elle, elle faisait Chavouot pour la première fois de sa vie. Objectivement D. devrait l’aider, il n’y avait aucun doute. En partant à la synagogue, elle regarda les petites bougies attentivement, l’une d’entre elles brûlait encore. Elle n’avait plus qu’à aller à l’office et ensuite à demander à quelqu’un du feu pour une bougie qu’elle emportait avec elle. Pourvu que celle-ci ne s’éteigne pas en route !
Elle avait rendez-vous avec son amie et après la tefila, elles se dirigèrent toutes deux vers l’immeuble où habitait J. Sans oublier de ramener du feu pour rallumer une autre bougie. Elles pénétrèrent dans l’appartement et se dirigèrent vers les bougies immédiatement. J. s’exclama :
« Incroyable, la bougie de cette nuit brûle encore, on dirait qu’elle n’a pas fondu !
« Tu crois ? lui demanda son amie, tu as dû en rallumer une autre ?
« Ah, parce que tu penses que je peux me réveiller à mon bon vouloir en pleine nuit et rallumer une bougie, et en plus me rendormir sans m’en souvenir ? Tu plaisantes ? Et ce matin ? La tefila a fini vers deux heures, elle devrait être éteinte de toute façon !
« C’est vrai. Mais il en reste un tiers, rallumes-en une autre, on ne sait jamais et de l’une à l’autre tu vas y arriver. Demain, on refera pareil.
« D’accord, dit J. Et elle alluma la bougie supplémentaire. Une étrange pensée traversa son esprit, peut-être n’était-ce pas par hasard après tout ?
Le jour s’étira longuement jusqu’à la nuit et le deuxième jour de fête débuta. De temps en temps J. jetait un coup d’œil dans la cuisine pour voir où en était les bougies, du moins celle qu‘elle avait allumée avec son amie. Stupéfaite à chaque fois. La petite bougie de trois-quatre heures brûlait encore, sa flamme s’élançant courageusement vers le ciel, comme l’âme des baalei techouva. Elle ne se consumait pas. Le tiers de la bougie semblait immuable. J. s ‘assit devant cette flamme, impressionnée par le miracle. Car, enfin, selon les lois de la physique-chimie qu’elle avait longuement étudiées, c’était un miracle. Cette bougie ne se comportait pas selon les lois de la nature. J. insista cependant, ne voulant pas encore le croire, enfin, elle y croyait mais son sens pragmatique lui soufflait : impossible, elle va s’éteindre, allumes-en une autre…A présent, elle était assise devant ce spectacle surnaturel. Elle se répétait, c’est impossible, c’est impossible et pourtant, la petite bougie résistait et résistait, à l’infini semblait-il, jetant toutes ses forces vers le ciel.
« Eh bien ,je n’ai plus grand chose à rajouter, m’a raconté J. Tout est là. Je suis restée assise devant cette bougie, devant ce miracle la journée entière, la bougie n’a pas bronché. Croyez-moi ou pas, c’est comme si j’avais vu la mer rouge s’ouvrir devant mes yeux. La fin de la fête est arrivé, à la nuit tombée, plus de onze heures du soir, la bougie s’est éteinte peu après. J’en ai encore des frissons lorsque j’y pense…D. , je ne sais pour quelle raison, avait décidé de m’accorder cette vision incroyables des chsose, de voir de mes propres yeux de scientifique qu’Il est capable de transformer la nature intrinsèque de la matière selon son bon Vouloir. Merci.



Le grand jour allait bientôt arriver; le mariage aurait lieu dans une semaine. Après tant de préparatifs, de courses effrénées dans les magasins, de stress et de trac, nous nous apprêtions enfin à clore les derniers préparatifs. Bien sûr, les couacs de dernière minute se présentaient l’un après l’autre, la voiture de la marie n’était pas encore réservée, les bougies pour la Houpah manquaient encore mais grâce à D;ieu ce n’était pas des problèmes insurmontables.
Mon mari est parti chez le Rabbi avec mon fils et ma fille pour Simha Torah en 1987. Il faut que je vous raconte ce fait incroyable qui est arrivé alors. J'avais un début de conjonctivite que je laissais un peu traîner mais cela se transforma après leur départ en une infection oculaire d'une violence inouïe. On aurait dit que du blanc d'oeuf coulait de mes yeux, mon employeur me renvoya bien sûr chez moi par crainte que je contamine tous les employés et il n'avait pas tort. Je souffrais et mes yeux coulaient, je ne voyais plus rien. Mon mari et mes enfants, à New York n'étaient au courant de rien car nous n'avions pas pu nous joindre. Je consultais le médecin en catastrophe, j'achetais les collyres destinés à me soigner et soudain le lendemain, plus rien, comme si ce n'était jamais arrivé. Je n'avais même pas mis la première goutte dans les yeux.
Voici une histoire qui nous montre à quel point D.ieu et le Rabbi s'occupent de chaque juif lorsqu'il est en détresse, voici l'histoire toute simple d'une jeune famme mariée et mère de jeunes enfants.
