Mercredi 19 Juin 2013
   
Texte

Le rabbi et les français

Voyagez en paix!

Je venais de me marier et  cette année-là,mon mari gagna le goral de Guimel Tamouz. Nous étions dans la première année du mariage, je ne tenais vraiment pas à me séparer de mon mari même pour aller chez le Rabbi, ou plus exactement je voulais aussi voyager. Mais nous n’avions pas d’argent pour un second billet. Je priais D.ieu , je ne m’attendais pas à un miracle mais quelquefois j’essaie renforcer en lisant une histoire dans le livre “ Plus que de son vivant” qui raconte tant de miracles vécus. A peine avais-je ouvert le livre que je tombais sur le titre “ Voyagez en paix!” C’est bizarre car je ne me rappelle pas m’être posée beaucoup de questions à ce sujet et allais me coucher sans plus y penser.

Le lendemain matin, le téléphone sonna. Je décrochais.

- Allô, Mme C?

- Oui

- Ici le Beth Loubavitch

- Ah , mais si vous voulez parler à mon mari, il est déjà au travail

- Non, non, c’est à vous que je veux parler.

- Oui, de quoi?

- Eh bien nous avons acheté de très nombreux billets dans une agence pour voyager à New York et ils ont donc offert un billet gratuit pour l’occasion. Comme votre mari a gagné le goral, nous avons pensé vous l’offrir afin que vous partiez avec lui.
- Cà alors! C’est gentil! Je comprends maintenant le message qui m’était réellment adressé hier soir! Merci!

Et c’est comme cela que par une bénédiction que je n’avais même pas de mandée au Rabbi, je pus accompagner mon mari, remplie de joie et de gratitude.


 

 

Miracle a Chavouot

J. était en pleine téchouva. Les événements s’enchaînaient, de l’allumage des bougies de Hanouka ce qu’elle n’avait pas fait depuis l’enfance à un déménagement dans le plus profond du 19ème arrondissement de Paris, plongée enfin dans un entourage juif. La question était claire à présent. Sur sa route se situait l’écueil des jours de fête, du chabat, jours où elle travaillait sans relâche. Chavouot arrivait à présent et comment faire pour obtenir deux jours de congé ?
Alors qu’elle était au téléphone avec son amie de toujours qui l’avait ramenée à la téchouva, elle parla de son problème.
« Demande une bénédiction au Rabbi, lui dit celle-ci.
« Comment ?
« C’est simple, appelle le Beth Loubavitch et demande qu’on envoie un fax pour toi. Il suffit de donner ton prénom et le prénom de ta mère.
La discussion continua puis elles raccrochèrent. Avant de perdre le courage d’appeler, J. composa le numéro du Beth Loubavitch. Très gentiment quelqu’un lui demanda la raison de son appel (il n’y avait pas internet à l’époque, on doit le préciser).
« Je voudrais demander une bénédiction, dit-elle timidement
« Oui, à quel sujet ?
« Heu… général, répondit-elle, ne sachant plus quoi dire.
« Très bien, donnez-moi le prénom de votre mère et le vôtre, et nous envoyons un fax.
La jeune femme les donna puis reposa le téléphone sur son socle, se sentant un peu bête de ne pas avoir su expliquer la situation. Bon, on verra bien, se dit-elle.
Elle demanda ses jours de congé pour Chavouot et à a sa grande surprise les obtint sans problème. Elle se mit à préparer la fête qui approchait, sans rien oublier. Et elle oublia. Un gros détail, un immense détail, la bougie de Yom Tov ! Elle ne disposait que de bougies de chabat, de petites bougies qui duraient trois ou quatre heures au maximum. Elle ne pensa même pas à ses voisins, alors que l’immeuble regorgeait, grâce à D. de familles juives. Bon, se dit-elle, elle faisait Chavouot pour la première fois de sa vie. Objectivement D. devrait l’aider, il n’y avait aucun doute. En partant à la synagogue, elle regarda les petites bougies attentivement, l’une d’entre elles brûlait encore. Elle n’avait plus qu’à aller à l’office et ensuite à demander à quelqu’un du feu pour une bougie qu’elle emportait avec elle. Pourvu que celle-ci ne s’éteigne pas en route !
Elle avait rendez-vous avec son amie et après la tefila, elles se dirigèrent toutes deux vers l’immeuble où habitait J. Sans oublier de ramener du feu pour rallumer une autre bougie. Elles pénétrèrent dans l’appartement et se dirigèrent vers les bougies immédiatement. J. s’exclama :
« Incroyable, la bougie de cette nuit brûle encore, on dirait qu’elle n’a pas fondu !
« Tu crois ? lui demanda son amie, tu as dû en rallumer une autre ?
« Ah, parce que tu penses que je peux me réveiller à mon bon vouloir en pleine nuit et rallumer une bougie, et en plus me rendormir sans m’en souvenir ? Tu plaisantes ? Et ce matin ? La tefila a fini vers deux heures, elle devrait être éteinte de toute façon !
« C’est vrai. Mais il en reste un tiers, rallumes-en une autre, on ne sait jamais et de l’une à l’autre tu vas y arriver. Demain, on refera pareil.
« D’accord, dit J. Et elle alluma la bougie supplémentaire. Une étrange pensée traversa son esprit, peut-être n’était-ce pas par hasard après tout ?
Le jour s’étira longuement jusqu’à la nuit et le deuxième jour de fête débuta. De temps en temps J. jetait un coup d’œil dans la cuisine pour voir où en était les bougies, du moins celle qu‘elle avait allumée avec son amie. Stupéfaite à chaque fois. La petite bougie de trois-quatre heures brûlait encore, sa flamme s’élançant courageusement vers le ciel, comme l’âme des baalei techouva. Elle ne se consumait pas. Le tiers de la bougie semblait immuable. J. s ‘assit devant cette flamme, impressionnée par le miracle. Car, enfin, selon les lois de la physique-chimie qu’elle avait longuement étudiées, c’était un miracle. Cette bougie ne se comportait pas selon les lois de la nature. J. insista cependant, ne voulant pas encore le croire, enfin, elle y croyait mais son sens pragmatique lui soufflait : impossible, elle va s’éteindre, allumes-en une autre…A présent, elle était assise devant ce spectacle surnaturel. Elle se répétait, c’est impossible, c’est impossible et pourtant, la petite bougie résistait et résistait, à l’infini semblait-il, jetant toutes ses forces vers le ciel.
« Eh bien ,je n’ai plus grand chose à rajouter, m’a raconté J. Tout est là. Je suis restée assise devant cette bougie, devant ce miracle la journée entière, la bougie n’a pas bronché. Croyez-moi ou pas, c’est comme si j’avais vu la mer rouge s’ouvrir devant mes yeux. La fin de la fête est arrivé, à la nuit tombée, plus de onze heures du soir, la bougie s’est éteinte peu après. J’en ai encore des frissons lorsque j’y pense…D. , je ne sais pour quelle raison, avait décidé de m’accorder cette vision incroyables des chsose, de voir de mes propres yeux de scientifique qu’Il est capable de transformer la nature intrinsèque de la matière selon son bon Vouloir. Merci.

   

Bénédiction pour le mariage.

Le grand jour allait bientôt arriver; le mariage aurait lieu dans une semaine. Après tant de préparatifs, de courses effrénées dans les magasins, de stress et de trac, nous nous apprêtions enfin à clore les derniers préparatifs. Bien sûr, les couacs de dernière minute se présentaient l’un après l’autre, la voiture de la marie n’était pas encore réservée, les bougies pour la Houpah manquaient encore mais grâce à D;ieu ce n’était pas des problèmes insurmontables.
Je n’avais certes pas oublié de demander sur le Ohel, par E mail, une bénédiction pour ce mariage. Le Chabat précédant le mariage, j’avais trouvé enfin un moment de tranquillité et je mis à rechercher une histoire dans un livre du Rabbi que j’affectionne particulièrement “ Plus que de son vivant”, tentant de retrouver une lettre qui parlait de l’école juive et de l’importance d’y inscrire chaque enfant Juif. J’ouvris le livre au hasard, sans m’occuper de la table des matières et je lus alors le titre de la lettre: “ Bénédiction pour le mariage!” Ma première réaction fut de remercier D.ieu et le Rabbi pour cette bénédiction qui tombait à point nommé. Mais lorsque je rouvris le livre pour y rehercher une nouvelle fois mon histoire sur l’école juive, cette fois la lettre était intitulée: “ Dans le courant de  la semaine prochaine.” J’en eus les larmes aux yeux d’émotion et de gratitude. Ainsi, le Rabbi me confirmait sa bénédiction pource mariage et m’indiquait de plus qu’il savait trèsbien quand cela allait se dérouler. Tout est connu de là-haut et une demande ne reste jamais sans réponse!

   

Bonne question.

Mon mari est parti chez le Rabbi avec mon fils et ma fille pour Simha Torah en 1987. Il faut que je vous raconte ce fait incroyable qui est arrivé alors. J'avais un début de conjonctivite que je laissais un peu traîner mais cela se transforma après leur départ en une infection oculaire d'une violence inouïe. On aurait dit que du blanc d'oeuf coulait de mes yeux, mon employeur me renvoya bien sûr chez moi par crainte que je contamine tous les employés et il n'avait pas tort. Je souffrais et mes yeux coulaient, je ne voyais plus rien. Mon mari et mes enfants, à New York n'étaient au courant de rien car nous n'avions pas pu nous joindre. Je consultais le médecin en catastrophe, j'achetais les collyres destinés à me soigner et soudain le lendemain, plus rien, comme si ce n'était jamais arrivé. Je n'avais même pas mis la première goutte dans les yeux.
Voici la seconde partie de l'histoire ou plutôt son complément. Mon mari et mes enfants sont passés devant le Rabbi et ont pris le dollar qu'il leur tendait. Puis soudain, le Rabbi rappela ma fille et lui tendit un autre dollar en disant "Pour votre mère". C'était un dimanche matin à New York et moi, lorsque je me levais le dimanche, j'étais guérie.
Comment le Rabbi pouvait-il savoir que j'étais malade alors que mes proches ne le savaient pas? Et comment par miracle, à cet instant précis où ma fille reçut le dollar à me remettre je fus guérie?
   

Un conseil inattendu.

Voici une histoire qui nous montre à quel point D.ieu et le Rabbi s'occupent de chaque juif lorsqu'il est en détresse, voici l'histoire toute simple d'une jeune famme mariée et mère de jeunes enfants.
Je me sentais nerveuse, très nerveuse après l'accouchement de mon troisième fils. Des angoisses me prenaient sans sembler vouloir me lâcher. Bien sûr, j'ai pensé au Baby blues comme tout le monde mais cela ne passait pas. De plus, lorsque je rentrais dans ma chambre à coucher, les crises d'angoisse augmentaient, c'était à en suffoquer, j'étais en panique et je ne reculais toujours le moment d'aller me coucher ce qui n'arrangeait rien. Les médecins que je consultais diagnostiquaient un problème d'origine nerveuse et me conseillaient divers traitements. J'en étais au point de croire que je devenais folle et dépressive, rien ne me calmait. Cela dura des mois et durant tout ce temps, je demandais à mon mari de faire vérifier toutes nos mézouzot. Mon mari me rassurait, disant qu'il allait le faire mais qu'il ne fallait pas s'inquiéter, je n'avais rien et ce n'était que passager. J'insistais souvent à propos des mézouzot , sans succès. Je tentais de me calmer le plus possible, cette chambre m'angoissait.
Notre foyer, Habad, subissait une mauvaise passe. Le soir, après son travail et après avoir mangé, mon mari a l'habitude de prendre un livre des lettres du Rabbi (Iguerot Kodech) et de le feuilleter, lisant une lettre après l'autre. Un soir, comme de coutume, il s'installa avec un livre d'Iguerot Kodech sur le canapé et se mit à le lire. Là, sa surprise fut de taille. Lisant et relisant la lettre, il s'adressa à moi:
- Je crois que cette lettre est pour nous, c'est extraordinaire.
Dans cette lettre, le Rabbi s'adressait à un époux en ces termes:
" Vous me voyez préoccupé par l'état de santé de votre femme dont l'origine est nerveuse. Vous ferez vérifiez les mézouzot et ellle vivra de longs jours enj bonne santé."
Le message était clair, mon mari se sentait à présent désolé de n'avoir pas pris ma demande plus au sérieux que cela et séance tenante, nous avons enlevé toutes les mezouzot pour vérification.
Peu de temps après, je reçois un coup de téléphone du sofer lui-même, j'étais étonnée.
- Mme C.., tout va bien chez vous?
- Oui, grâce à D.ieu, bien sûr. Je n'avais pas vraiment envie d'exposer le problème qui nous avait mené à faire vérifier les mezouzot. Je repris:
- Bien, un peu fatiguée, c'est tout...
- Ecoutez, je ne sais pas ce qui se passe mais je peux vous dire que la mezouza que vous m'avez confiée comme étant celle de  votre chambre à coucher est pratiquement effacée.
J'étais ébahie. Il y avait réellement un probléme et je l'avais ressenti. Plus encore, voyant ma détresse et ma peine à me faire entendre, le Rabbi était venu conseiller mon mari pratiquement à son insu. Alors, je ne vous dirais qu'une seule chose, je sais que D.ieu et le Rabbi ont fait un miracle pour moi!
 
   

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