Samedi 25 Mai 2013
   
Texte

Le rabbi et les français

De bonnes nouvelles, à 18 ans

Zelda est née en 5749 (1989). A sa naissance, tout le monde remarqua ses grands yeux sans y attacher d'importance. Au cours de sa quatrième année, au gan, on remarqua son strabisme,  nous avons pris rendez-vous et l’avons emmenée chez un ophtalmologue à Garges. Celui-ci nous confirma son strabisme qui se trouvait être d’une forme compliquée car ambivalent, notre fille avait  effectivement les yeux qui roulaient dans tous les sens. Elle dut alors porter des lunettes aux verres très épais qui cachaient ses grands yeux noirs et qui la faisait ressembler à une grenouille. Son regard, agrandi par le prisme des verres rendaient ceux-ci globuleux. Dans notre famille, nous avions très tôt inculqué aux enfants de ne pas se moquer des autres, aussi ce ne fut pas un problème. Il en fut de même à l’école, tout se passait bien.
Nous avons fait notre Alyah et début 1996 nous nous rendus à l’hôpital Hadassah de Jérusalem consulter le Pr Azoulay, spécialiste des strabismes. Après examen de la jeune patiente qui avait à présent six ans, le médecin nous dit :
« Il est possible de l’opérer au laser afin de fixer les yeux, c’est une opération courante et il n’y a pas à s’inquiéter.
Mon mari demanda alors :
« Est-ce qu’elle n’aura plus de lunettes ?
« Non, » répondit le médecin.  « Mais ses verres seront plus fins. »
Notre fille avait également un problème d’hypermétropie et il n’y avait pas d’autres moyens pour le moment, elle devrait garder des lunettes.
Mon mari reprit :
« Y’a-t-il des risques ?
« Des risques, non, nous sommes très habitués…
« Mais existe –t-il des risques ?
« Oui ,bien sûr comme dans chaque intervention. Nous opérons sous anesthésie locale et il faut tenir l’enfant. Malgré tout, il y toujours un risque de cécité… »continua l’ophtalmologue.
Mon époux et moi-même réfléchissions. Nous lui demandâmes alors un délai avant de donner notre décision et le médecin acquiesça. De retour chez nous, je décidai d’écrire au Rabbi, nous étions deux ans après Guimel Tamouz mais notre foi dans le Rabbi était toujours autant vivace. Je me concentrais, fit Nétilat Yadaïm et écrivis ma lettre que je plaçais dans un recueil d’Iguerot Kodech. J’avais demandé une bénédiction pour Zelda en précisant que ces lunettes aux verres si épais rendaient son visage disgracieux mais qu’elles ne pouvaient pas les ôter et qu’on proposait d’opérer.
La réponse du Rabbi fut claire et précise : nous ne devions pas opérer mais attendre qu’elle ait 18 ans et qu’il y aurait de bonnes nouvelles à ce moment.
Nous avons décidé de ne rien tenter et d’attendre en priant.
Mais mon époux s’inquiétait tout de même pour le futur, qu’en serait-il de la beauté de la jeune fille ? Lors d’un voyage en France, il demande l’avis d’un second ophtalmologue qui lui conseille de pas tenter d’opération, les risques étant grands. La petite fille garda donc ses affreuses lunettes. Puis à 12 ans, une amie opticienne me parla, on pouvait échanger ces gros verres contre des doubles foyers pourvus de verres moins épais. J’étais bien entendu ravie bien que le coût soit très conséquent pour nous. Aussi recommandais-je à ma fille de faire très attention à sa nouvelle monture et je dois dire qu’elle les garde encore aujourd’hui en souvenir.
A chaque fois qu’elle tentait de les enlever, ses yeux repartaient dans tous les sens. A ses 17 ans, je décidais de l’emmener consulter un ophtalmologue réputé à Roch Pina, le Dr Rosenfeld. Celui-ci lui demanda de lire sans lunettes, ma fille obéit et elle lisait parfaitement bien. Celui-ci en conclut que son problème d’hypermétropie avait régressé et qu’il ne restait à présent qu’à régler le problème du strabisme ambivalent, fort gênant. Il lui dit :
« A la maison ,tu peux enlever tes lunettes, d’ailleurs, personne ne se moquera de toi puis tu iras voir un orthoptiste que je connais à Tibériade pour rééduquer tes yeux.
Lamed Sivan était le jour de son anniversaire. Peu avant, dans sa dix-huitième année, ma fille enleva ses lunettes à la maison et le jour de son anniversaire elle se regarda dans le miroir et constata avec stupéfaction que son regard était devenu fixe. Elle se mit à crier, elle n’était pas habituée. Appelant sa sœur Dvorah, elle cria :
« Je ne louche plus, je ne louche plus !
J’arrivais en courant et ne croyais pas à ce que je voyais. Un véritable miracle!
Zelda garda ses lunettes à l’école, on ne savait jamais. L’été arriva, la jeune fille partit pour faire gan Israël « monitrice » à Sarcelles. Entre-temps, la guerre ravagea le nord du pays et nous nous étions réfugiés à Jérusalem. Pendant le Gan, ma fille avait décidé de se débarrasser de ses lunettes puisque, là, personne ne la connaissait. Nous avions repoussé le rendez-vous chez l’orthoptiste, Zelda, elle, partit chez le Rabbi.
Le premier rendez-vous cafouilla à cause d’un problème de couverture sociale que nous n’avions pas et nous dûmes revenir donc peu de temps après munis des bons papiers. L’orthoptiste lut attentivement tout le dossier médical puis examina ma fille. Elle nous déclara alors :
« J’ai cherché le strabisme te je peux vous dire qu’à 98% il n’y a plus rien de visible.
« Est-ce que je dois encore porter des lunettes ?
« Rien, rien du tout, tu peux les garder pour Pourim, fut sa réponse.             
Nous sommes retournées chez le Pr Rosenfeld qui déclara également qu’elle n’avait plus besoin de lunettes. Il l’avait examiné, ébahi. Je vis ensuite qu’il avait écrit de sa main sur le dossier :  « Merveilleux. »

 

Un long chemin

Cette histoire extraordinaire nous a été racontée par une femme habitant Paris. Elle raconte :
C’était en 1985, j’étais mariée depuis plusieurs mois. Je me faisais déjà du souci car je n‘attendais pas d’enfant. Nous avons voyagé, mon mari et moi chez le Rabbi à cette époque. Là, mon mari part faire mivtsaïm dans un autre quartier de New York ( c’est à dire qu’il rencontre d’autres Juifs pour les entraîner à faire des mitsvot-  mettre les téphilines par exemple ). Seule et un peu désemparée, je marchais dans les rues de Crown Heights, la tristesse s’était emparée de moi. Sans savoir où j’allais, je me retrouvais bientôt dans President Street, devant la maison qu’habitait le Rabbi. Je m’arrêtais alors et je sentis un regard posé sur moi, si puissant que je le ressens encore aujourd’hui, un regard qui m’observait si fort que je me mis à pleurer. En me retournant, je découvris le Rabbi dans sa voiture, accompagné de son secrétaire, c’était son regard que j’avais ressenti. Le Rabbi descend la fenêtre de la voiture puis avec un immense sourire  m’encourage de la main plusieurs fois . Sans doute avez vous déjà vu ce geste sur des vidéos. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais je me suis effondrée en pleurs. En fait, je sentais que le Rabbi avait ressenti tout ce qui se passait au plus profond de mon être.
Quelques mois plus tard, à l’occasion de Pourim, nous partons assister à un cours de Torah avec des amies lorsqu’au retour nous avons un grave accident de voiture. Heureusement, personne n’a rien de grave mais je me vois obligée de porter une minerve et je ne la supporte pas du tout. Je me rends alors chez mon médecin qui m’annonce, après m’avoir examinée, que les symptômes d’une hyperthyroïdie sont peut-être présents. Il me questionne :
- Avez-vous des enfants ?
- Non, pas encore.
- Peut-être est-ce dû à cette hyperthyroïdie présente. Nous devons faire de plus amples examens, mais si vous présentez effectivement une hyperthyroïdie, celle-ci empêche une grossesse. Nous devons installer un traitement et celui-ci ne vous permettra pas d’être enceinte, puis prévoir une intervention chirurgicale si les données médicales confirment.
Je sors, complètement déprimée comme vous pouvez l’imaginer, je sens mes forces me quitter et je n’ai aucune envie de me rendre à un mélavé malka organisé le motsae chabat suivant. Alors que j’en parle à  mon époux, celui-ci répond :
- Bats toi, il n’y a que ces moments là qui nous permettent de retrouver des forces, vas à ce mélavé malka, ce sera bien !
Finalement, il réussit à me convaincre, je m’y rends et sans le lui dire je joue au goral (tirage au sort qui permet de gagner un billet d’avion pour aller chez le Rabbi, à New York) . A ma grande surprise, je gagne le goral !
Elle l’annonce à son mari qui lui suggère qu’il ne vaudrait mieux ne pas partir étant donné son traitement en cours. Je décide de demander l’avis de Rav Azimov. Sa réponse est éloquente :
- C’est là, la réponse du Rabbi. Tu dois partir !
Je décide de cesser immédiatement mon traitement et de partir pour New York. A un moment donné de mon voyage, les femmes se sont retrouvées dans l’entrée du bureau du Rabbi alors que celui-ci distribuait des pièces. Il s’arrête devant moi, me fixe et me dit en yiddish « une bonne santé ! ».
De retour à Paris, je retourne chez mon médecin à qui, bien sûr, j’avais caché mon départ et l’arrête de mon traitement. Les nouvelles analyses de sang en main, celui-ci s’exclame :
- Eh bien , le traitement agit très bien à ce que je vois.
De fait, je lui raconte que je reviens de New York , que je suis partie voir mon rabbi et que je n’ai pris les médicaments que pendant deux jours.   
- Dans ce cas, dit-il, nous pourrons envisager l’absence d’intervention mais vous devez absolument continuer le traitement,  pendant trois ans, ce qui signifie que vous ne pourrez pas avoir d’enfant pendant ce temps.
Je dois le revoir chaque mois après des prises de sang, je n’ai pas d’autre choix.
Chaque fois que je revenais le consulter, le médecin était surpris, les taux sanguins baissaient sans discontinuer, il n’avait jamais vu cela de sa carrière.
Puis, brusquement, alors que mon moral revenait au beau fixe, les taux sanguins remontèrent ce qui n’était pas bon signe. Alors même que j’envisageais enfin une grossesse !
Le médecin la prévint de nouveau :
- Vous voyez, c’était impossible, vos taux sont au delà de la normale, nous n’allons pas augmenter le dosage de votre traitement mais nous ne devons pas l’arrêter.
Je suis effondrée. Ce soir là, je dois me rendre à un cours de Torah donné par la sœur du Rav Azimov et j’y parviens à peine. Un goral est de nouveau tiré, je gagne ! Je décide de repartir chez le Rabbi, nous sommes  alors au mois de Tichri.
Une amie qui m’accompagne me suggère de demander une bénédiction au Rabbi pour avoir un enfant. Je ne suis pas tellement d’accord au vu des circonstances, et dans la discussion qui s’enchaîne nous avançons. Je me retrouve alors face au Rabbi et en bafouillant, je demande :
- Je voudrais une bénédiction pour avoir un enfant.
Le Rabbi répond :
- Besourot tovot, bekarov mamach, (pour de bonnes nouvelles,  vraiment très bientôt)
Le temps de mon mikvé était arrivé et je ne me sens pas la force, je m’y traîne quand même et la dame à l’entrée me demande :
- Vous avez des enfants ?
- Non, lui répondis-je.
Elle m’entraîne alors vers un autre bassin en me disant :
- Le Rabbi vient d’en sortir.

Lorsque je rentrais à Paris, le traitement faisait son effet, les taux dans mes analyses de sang étaient redevenus normaux, je tombais enceinte dans l’année. Au mois de Tichri suivant, mon mari partit chez le Rabbi, je ne l’accompagnais pas car ma grossesse était déjà fort avancée. Mon mari passe devant le Rabbi et lui demande une bénédiction pour que l'accouchement se passe bien. Le Rabbi lui répond :
- Amen. Chalom zah’ar.
J’ai accouché d’un garçon, bien entendu.

   

refoua chlema

H. partit voir le Rabbi pour la première fois de sa vie en Février 1991.  A cette époque, elle faisait téchouva en compagnie de tout un groupe de jeunes gens et de jeunes filles issus du même quartier de Paris. Son père souffrait d’un asthme terrible, les médecins n’arrivaient pas à le traiter et elle se souvient encore de ses crises la nuit lorsqu’il se réveillait, étouffé par la toux  persistante, par la douleur. Cela retentissait également dans la journée sur son moral, il ne savait plus quoi faire.
Sa fille lui parla bien entendu de son départ chez le Rabbi,  elle était jeune fille. Il la pria alors de demander une bénédiction de guérison complète (refoua chlema) au Rabbi.
« Bien sûr, Papa, quelle question ! lui répondit-elle d’un ton assuré.
Avec le groupe, nous avions prévu de rester deux semaines chez le Rabbi et le premier dimanche arriva. La queue pour le « dollar », en fait pour demander des bénédictions au Rabbi, finissait à perte de vue. Nous prîmes notre mal en patience, en discutant ou en se préparant mentalement, comme on nous l’avait expliqué.
Vint enfin le tour de H. Au Rabbi, elle demanda une bénédiction afin de choisir un prénom hébraïque qu’elle n’avait pas et pour trouver son mazal.
Elle oublia complètement de demander une bénédiction pour son père.
Puis elle appelle ses parents à Paris. Leur raconte le magnifique voyage.
« Maman, j’ai oublié de demander la bénédiction pour Papa, précise-t-elle, confuse.
« Ton père est hospitalisé, ne t’inquiète pas mais n’oublie pas de demander dimanche prochain, il y tient !
« Bien sûr, Maman ,répondit la jeune fille.
Le dimanche d’après arriva. Et l’émotion la submergeant encore une fois, H. oublie la demande pour son père. Elle formule les mêmes questions et s’entend répondre par le Rabbi qu’elle doit prendre contact avec un Rav à Paris pour choisir un prénom. Le Rabbi lui souhaite ensuite « braha véhatslaha » pour son mazal (bénédiction et réussite).
La foule l’entraîne déjà plus avant. Mais le Rabbi la fait rappeler :
« H. , lui crient les autres, le Rabbi veut te voir !
Elle avait déjà reçu dix dollars du Rabbi. Elle se précipite vers lui. Il lui tend alors encore un dollar et lui précise :
« Cà, c’est pour ton père. En Français.
Estomaquée, H. n’en revient toujours pas. Comment le Rabbi l’avait-il su ?
Elle raconte encore :
« Dans la semaine, j’ai rencontré mon mazal avec qui je suis mariée à présent, grâce à D. Et pour mon père, les médecins ont trouvé, juste après que je sois revenue, qu’il souffrait d’une obstruction des voies respiratoires. Qui, était d’ordre uniquement mécanique. Une simple intervention a permis de lui faire oublier ces années de souffrance…    

   

Consolation pour le rabbi

L’histoire a commencé en 1990. Un soir, pour endormir les enfants, j’ai pris un livre d’histoires hassidiques et je leur lisais des histoires. C’était un petit livret, publié à Marseille et sur la quatrième de couverture, on pouvait y voir une photo de la levaia (enterrement) de la Rebbetzen Haya Mouchka, épouse du Rabbi Menahem Mendel Schneerson. Voyant cette photo, je n’ai pu un instant empêcher mes larmes de couler, un très court instant mais si plein d émotion ! Je me rappelle avoir pensé : « Sans sa femme, à présent, comme il doit se sentir seul ». J’entrais dans le salon où nous avions placé un très beau dessin au fusain du Rabbi. Je me tournais vers le portrait et demandais à D.ieu d’envoyer tout le réconfort possible au Rabbi puisque sa femme n’était plus à ses côtés.

Puis, un jour de cette même année, en Tichri 1990, enceinte de trois mois, je voyageais chez le Rabbi pour la première fois.
Il y avait des heures d’attente devant le bureau pour passer devant le Rabbi. Mes enfants s’agrippaient à moi, ma sœur me devançait car elle parlait bien anglais. Elle vivait à New York depuis un petit moment avec son mari et ses enfants. A mon arrivée, elle en avait profité pour me « relooker » c’est à dire me donner une apparence complètement américaine, rallongeant les jupes, me trouvant une nouvelle perruque…De fait, dans la file, on ne pouvait distinguer que j’étais française. J’avançais vers le bureau qui devenait de plus en plus lumineux, à mes yeux en tout cas. Ou peut-être était-ce la présence de l’éclairage destiné à filmer les rencontres ? Rien ne valait ce moment, j’en étais sûre, je me mordais la lèvre en me faisant saigner, d’émotion. Puis j’arrivais devant le Rabbi. Comme c’était la première fois, je n’étais pas du tout sûre qu’on puisse le regarder, aussi baissais-je les yeux. Le Rabbi, à ce moment, baissa lui aussi la tête afin de me regarder, et je vis ce regard d’un bleu si profond que les gens décrivent.

Nous nous sommes regardés. Calmement il me dit :
« Merci beaucoup. » en français et personne n’aurait pu deviner ma nationalité.
Il me tendit un autre dollar et je fus propulsée au dehors, entourée de dizaines de femmes qui répétaient et répétaient sans cesse :
« Qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu as dit ? Tu as dû donner du Nahat (joie) au Rabbi pour qu’il te réponde ainsi. Qui es-tu ? » C’était amical mais je me sentais pressée par leurs question à tel point que la tête me tournait. Qu’avais-je fait ou dit ? J’étais trop émue. Mais au  moment de la téfila, me vint le souvenir de cette soirée et je fus certaine que c’était pour cela que le Rabbi m’avait remerciée, uniquement pour cette petite pensée de réconfort…

   

Bénédiction pour le mariage

Un jeune homme de la banlieue parisienne se trouvait à New York, chez le Rabbi et passant devant lui avec un groupe chlouhim (envoyés du rabbi dans le monde), il vit que le Rabbi tendait à chacun une bouteille de vodka mais ne s’aperçut aucunement que la bouteille en question était apportée par chacun et ainsi bénie par le Rabbi. Ingénument, lui aussi tendit la main. Le rabbi sourit puis lui donna une bouteille, en lui disant :
« Pour le mariage !
L’homme ne comprit pas du tout ce que le Rabbi voulait dire. En effet, grâce à D. il était déjà marié et tout allait bien.
Il rentra en France et quelques temps plus tard sa femme tomba gravement malade. Tout à ses préoccupations médicales, le temps passa et il avait complètement oublié cette histoire de bouteille de vodka bénie par le Rabbi. Grâce à D. ,son épouse retrouva la santé et ils décidèrent de faire une séoudat hodaa à la synagogue, collation de remerciement pour remercier Hachem d’avoir amené une guérison totale.
La séouda avait lieu au premier étage de la synagogue. Malgré les discussions, les rires et la joie présente, beaucoup de bruit se fit entendre au dessous. Une Kala et son Hatan se trouvaient seuls, sans personne pour fêter leur mariage.
Les personnes présentes à la seouda leur proposèrent de monter manger avec eux, gentiment. Le mari qui offrait la séouda pâlit. Bien sûr ! Et lui qui avait apporté la bouteille bénie par le Rabbi en pensant que c’était l’occasion de la boire en remerciant Hachem et le Rabbi ! Ce n’était pas ça du tout ! Il s’adressa alors au jeune couple et leur raconta l’histoire. puis il s’exclama :
« Bien entendu ! Le Rabbi qui voit loin avait prévu que vous seriez seuls et m’a donc donné cette bouteille afin de bénir votre union ! Lehaïm !
La jeune Kala pâlit à son tour. Puis, émue, elle s’expliqua :
« J’avais jusqu’à ce matin des doutes sur mon union avec mon futur poux. En effet, je suis divorcée et lui, est guer (converti). Alors ma famille n’a pas voulu venir, et lui, de son côté n’a personne. D’où mon malaise. Mais à présent, nous pouvons nous réjouir. Le Rabbi en personne a béni notre mariage !

   

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