La plus belle des mitsvot...
Jeudi, 25 Octobre 2012 12:13
L’un des jeunes hassidim de Reb Mordekhaï de Lekhovitch subissait sans arrêt les réflexions de son beau-père, remarquable érudit mais incorrigible mitnagued. “Tu es bien trop paresseux pour étudier, lui disait-il. Voilà pourquoi tu as choisi d’être Hassid!”
Or un jour, le jeune homme eut un fils et en fidèle hassid, il courut chez son Rebbe, Reb Mordekhaï qui était un grand mohel également afin de l’honorer de la mitsva de circoncire l’enfant. Vint le huitième jour. Comme à son habitude, le père se leva et s’en fut prier dans la synagogue de son Rebbe. Exactement ce qu’attendait son beau-père! Il allait les remettre à leur place une fois pour toutes, son gendre et son Rebbe hassidique tant aimé! Sans perdre une seconde, il fit venir un autre mohel, réunit dix hommes pour le minyan, et pendant que son gendre et Reb Mordekhaï se livraient à leurs prières, la circoncision eut lieu.
Rayonnant et plein d’impatience, le jeune père revint de la synagogue accompagné de son rebbe et d’autres hassidim joyeux à l’idée d’accomplir et de participer à cette grande mitsva. Mais quelle surprise! Bien sûr, le jeune homme était effondré: non seulement il n’avait pas assisté à la brit mila de son propre fils, et de plus, on avait fait volontairement injure à son Rebbe vénéré. Mais, il en était ainsi, et il ne restait plus qu’à se rendre chez le rebbe pour la seoudat mitsva, repas que l’on prend après une joyeuse mitsva. Etonnés, les hassidim dépités virent le Rebbe plus gai qu’en toute autre occasion, plus gai encore que s’il avait lui-même accompli la mitsva de la circoncision.
Il s’en expliqua très simplement: “ Circoncire un enfant est évidemment une grande mitsva; cependant elle est toujours entachée d’une ombre de désir d’être honoré ou d’orgueil. Nos Sages nous enseignent que “lorsqu’un cas de force majeure empêche une personne d’accomplir une mitsva, on lui accorde le bénéfice de la bonne intention et il est considéré comme s’il l’avait effectivement réalisée.” De toute évidence,une mitsva de cette nature n’est pas intéressée et D.ieu la considère comme ayant été exécutée le plus parfaitement possible. C’est pourquoi je me réjouis encore plus qu’à l’accoutumée car l’occasion m’est-elle souvent donnée d’effectuer une mitsva si complètement immaculée ?”




par Yerachmiel Tilles.
En 5294 (1534), la vie à Jérusalem était tranquille, aucun évènement particulier ne venait troubler l’existence des habitants. Ceux-ci bénéficiaient en effet de la présence de la police du nouvel empire Ottoman, l’avenir semblait brillant, empli de paix et de prospérité pour tous. Sept ans auparavant, le nouveau gouvernement avait entamé la construction d’un projet historique: une muraille immense et imposante entourant la vieille ville de Jérusalem. Cela prendrait encore une douzaine d’années mais les habitants attendaient avec impatience cette fortification qui ainsi les protégerait ou du moins leur en donnerait le sentiment. De plus, le Sultan se montrait bienveillant envers ses sujets Juifs.
La Torah nous enseigne “ Juge chaque personne favorablement “et accorde lui le bénéfice du doute. C’est à ce propos que nous vous racontons cette histoire concernant Rabbi Levi Its’hak de Berditchev qui fut toute sa vie le défenseur du peuple juif. Il tenait compte de la présomption d’innocence de la personne mais n’en était jamais satisfait et s’évertuait à trouver des qualités méritantes à chacun. Servant à chacun d’avocat devant D.ieu, il désirait prouver à Hachem que ses enfants méritaient sa Bonté. 
